L’aluminium et la maladie d’Alzheimer

PHOTO Julien Moreau

Depuis un an ou un peu plus, je fais des recherches sur quels étaient les ustensiles de cuisines que ma mère utilisait et que auraient pu causer des problèmes pathologiques irréversibles, comme l’aluminium, très utilisé à une certaine période du siècle passé. En effet, dans un dossier que j’ai dégoté sur internet sur la maladie d’Alzheimer, on évoquait un facteur étiologique possible : l’aluminium absorbé par l’organisme. Cet élément présent dans le sol, l’air, l’eau, les aliments, les ustensiles de cuisine, la pharmacopée serait – en atteignant le cerveau – capable de générer des démences préséniles. Vingt ans après les premiers indices, la fragilité des résultats conduit les scientifiques à évaluer avec précision leurs propres biais d’interprétation.

Des émissions de télévision en Belgique, France et Canada, se sont penchés sur les éventuelles corrélations entre « cause et effets », en particulier sur les responsabilités des industries de l’aluminium qui, il y a une vingtaine d’années, cherchaient à minimiser les controverses scientifiques autour d’un risque que l’aluminium pourrait provoquer des lésions cérébrales. Ce qui est encore plus problématique c’est, dans un passé pas trop lointain, que la Commission Européenne et l’OMS, Organisation Mondiale de la Santé, n’ont émis aucun signal d’alerte, en se « cachant » derrière le fameux « Il y a un manque d’informations sur le sujet, reconnaît un des experts de l’OMS, c’est pour cela qu’aucune valeur guide n’a été définie ». « Nous n’avons pas de base scientifique prouvant la toxicité de ce métal .»

Pourquoi toute une « belle » tranche de personnes qui habitent ou habitaient le même faubourg que ma mère ont tous les mêmes symptômes ? La même maladie ? Est-ce que ce serait vraiment lié à un problème de casseroles et ustensiles de cuisine en aluminium ? Des scientifiques en blouse blanche nous racontent – rats, microscopes et ordinateurs à l’appui – comment l’aluminium pénètre dans le cerveau et comment on en meurt, mais malheureusement tous ces scientifiques ne connaissent pas encore un quelconque remède, une thérapie quelconque pour essayer de rattraper en vol les différentes mémoires perdues de tous ces patients potentiels.

Personne ne parle de prévention à ce sujet, à part le diagnostic précoce, mais à quoi sert de diagnostiquer si l’on n’est pas capable de soigner ? Personne, non plus, n’ose évoquer l’influence des produits chimiques, particulièrement les pesticides, dans cette maladie. Les pesticides sont des substances cancérigènes qui occasionnent également des problèmes neurologiques, cognitifs et neuro-dégénératifs. Chez ceux qui sont exposés professionnellement aux pesticides, le risque de maladie de Parkinson est multiplié par 5,6 et d’Alzheimer par 2,3. Personne n’y fait allusion.

Sylvie SIMON

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