Nous y voilà, Anno Nuovo Vita Nuova

Nous y sommes, une nouvelle année commence et on est déjà en train d’essayer de perdre les quelques kilos amassés pendant les fêtes, montagnes de chocolat, une panoplie complète de marrons glacés à faire pâlir d’envie les plus grands pâtissiers des environs, une dinde qui a toujours des problèmes à descendre dans la partie basse de notre estomac, même après une semaine et plus…

Ça ne nous rajeunit pas et pour être tout à fait franc, je pense que ça devient une corvée, si pas plus, on passe la plus part du temps à regarder la télévision avec un estomac rempli jusqu’au goulot et une envie pressante de prouter (je reste poli…) à tout va, qui ne te laisse plus, et que l’on doit remettre à plus tard quand quelqu’un rentre dans la pièce où tu te trouves, va savoir pourquoi il y a toujours un « rompiballe » dans les parages.

Il y a une cinquantaine d’années on fêtait la Noël et le Nouvel An avec ce que l’on avait épargné pendant toute une année, le chapon était là dans l’arrière-cour depuis plus d’un mois, on le nourrissait avec les restes de midi et du soir, on le cajolait à tout va, surtout nous les gosses car on s’y attache jour après jour, on savait pas que l’on aurait retrouvé le chapon sur l’assiette pur les fêtes de Noël et Nouvel An. On l’a compris quelques années plus tard…

Ce qui m’est resté de ces années là est, incontestablement, le rassemblement de toute la famille, on venait de tous les bouts de l’Italie et d’ailleurs aussi, on se retrouvait tous à chanter à tue tête les chansons de l’époque, « La Porti un Bacione a Firenze », « Mamma son tanto felice », « Volare » ou bien « Tu sei romantica », chanson cette dernière qui fait les beaux jours d’une publicité sur nos écrans actuellement, on était les champions du monde de la musique de ces années là, Dean Martin et Elvis Presley chantaient « When the moon » ou bien « It’s now or never », toutes les deux des chansons italiennes qui sont restées à jamais comme de la musique pas nécessairement légère.

On avait envie de voir la nouvelle année comme une perspective de vie pas nécessairement nouvelle mais meilleure, surtout meilleure, moins problématique, moins incertaine et improbable, plus digne quoi!!

Les choses ne sont plus les mêmes depuis belle lurette, on a changé de siècle mais on a aussi changé presque d’époque, on en demande toujours plus et on dépense sans fioritures, on dépense pour les besoins de la fête en elle même et pas pour les besoins de la famille, la famille qui parfois ne se rappelle plus de ton existence et te met dans un tiroir avec une boîte de pralines et des mouchoirs que l’on utilisera jamais ou souvent la sempiternelle cravate et le pyjama assorti.

Quoi qu’il en soit je vous souhaite à toutes et à tous un grand 2018, vous le méritez autant que l’auteur de ces lignes…

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