On est malade différemment…

Photo by Cathal Mac an Bheatha on Unsplash


Et voilà, on a rejoint le peloton des malades ponctuels lors des périodes habituelles, avant la fin de l’année ou alors tout au début de l’année nouvelle, une séquence désormais trop coutumière à pas mal d’entre nous.

Je n’ai jamais fait attention à combien de fois je tombais malade durant mon époque de travail journalier, on ne fait pratiquement jamais attention quand on est intéressé par autre chose, le travail dans tous ses états d’âme ne laisse pas d’espace à d’autres « sentiments » ou autres points de vue, on est concentrés sur les évolutions du dernier paragraphe de l’article écrit ou seulement imaginé, on n’a pas le temps de se lamenter sur notre situation psycho-physique…

Maintenant tout est à l’envers, les préoccupations psycho-physiques sont beaucoup plus importantes que la dernière mascarade politique de Trump et de ses acolytes, on devient accro au thermomètre, digital ou pas aucune importance, on surveille son alimentation et on se pèse tous les jours, avant et après les besoins physiologiques naturels, on devient des experts dans pas mal de matières faisant la Une de nos revues spécialisées.

Surveiller ce qu’on mange, surveiller ce que l’on boit, combien de pas on a fait aujourd’hui et combien de calories expédiées, sans oublier la perte des cheveux, la difficulté à s’endormir comme au bon vieux temps et l’envie de remettre à demain ce que l’on pourrait bien faire dans la journée.

Je pense à ma maman, l’Alzheimer l’a réduite à une personne de presque 90 ans avec un  cerveau arrêté à l’age mentale de 14 ans et je me demande si un jour je serais aussi dans une situation pareille, dans un corps d’un ancien « jeune » mais avec la faculté mentale d’un jeune de 13 ans ou pas très loin des 13 ans, je ne sais vraiment plus quoi penser, j’ai pratiquement lu pas mal d’articles, de recherches imprimées dans des magazines spécialisés ou sur internet, personne sait me dire si un jour je serais comme ma maman et, bien évidemment, ceci devient un point noir dans mon cerveau, un point noir que ne s’arrête pas de grossir jour après jour.

Devenir vieux c’est une parenthèse de notre vie à toutes et à tous qui ne changera jamais, nous sommes tous destinés à laisser la place à d’autres, peut-être que dans quelques années on repoussera les limites physiologiques au delà de nos espérances les plus roses, mais ça ne changera rien quant à la façon de couper le fil sur la ligne d’arrivée, tôt ou tard même les plus mauvais d’entre nous arriverons à couper ce fil, no kidding…

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